À PROPOS DE LA PIÈCE:
Le solo d’Esther Bol
[qui n’aurait pas existé sans Liliya Burdinskaya]
Habité par la musique d’Angelina Rud
La dramaturge Esther Bol était connue en Russie sous le nom d’Assia Volochina. Ses pièces étaient jouées dans les plus grands théâtres du pays. Aujourd’hui, elles sont interdites et son nom est effacé en raison de son soutien à l’Ukraine. Pour marquer la radicalité de sa rupture avec sa patrie, la dramaturge a officiellement changé de nom.
Donc, Assia Volochina est morte. C’est génial ! L’auteur mort·e est un terrain fécond d’exploration artistique. L’identité s’est éteinte, mais le corpus de textes est resté.
Cette rupture permet à la voix de surgir à nouveau. Dans une langue étrangère, d’ailleurs. Dans ce dispositif, tout drapé de la nudité devient absurde. Et la nudité apparaît comme l’absence de frontière protectrice entre l’autrice et le monde qu’elle a créé…
Rédacteur du texte : Gilles Morel
Création lumière : Vasili Kalinin
Photos : Victoria de Rocco.
DURÉE DE LA PIÈCE : 1h35