
Découvrir la pièce
À partir de 18,7 € au lieu de 38 € (−51 %)
Prochaine représentation samedi 17 octobre à 20h00 · 4 dates à venir
À PROPOS DE LA PIÈCE:
AVIS DE LA PRESSE

" Passionnel, radical, cathartique... Le théâtre d'Elizabeth Czerczuk est un art total [...] la comédienne et metteuse en scène fabrique [...] un langage hybride qui allie la fulgurance des images, l'énergie de la danse, le pouvoir de la musique. Agnès Santi "
Rebelle(s) Mag
" Les danseurs bondissants et solaires déboulent dans la boîte saturée de techno, et, comme toujours au Théâtre Elizabeth Czerczuk, nous hypnotisent ou nous enjôlent. Tour-à-tour, les compositions originales jouées sur scène par les musiciens-comédiens et la bande son soigneusement choisie sont époustouflants de justesse, raccord avec la chorégraphie et la machine à émotion. Avec Eros-Hypnos, l’écriture laisse moins de place aux rictus déments de personnages à la mécanique détraquée, aux gestes saccadés de pantins pathétiques et merveilleux. Elle aménage plus que dans les précédentes créations un espace d’humanité souriante, plus fragile. En effet, on ne peut plus parler de fragilité quand la folie s’est imposée. La fragilité, c’est avant la folie. Là, les femmes et les hommes, par couple ou tous mêlés font une danse d’énergie vitale, sur terre et aux enfers. Est-ce, théâtre et danse mêlés, le parti-pris romantique d’Elizabeth Czerczuk puisant aux racines des douleurs et sortilèges polonais ? Est-ce la vertu de l’âme baroque ressentie dans ses expressions intermittentes de memento mori ? Est-ce notre œil saturé de couleur et d’ombre qui nous incite à voir une beauté plus optimiste dans Eros-Hypnos ? Le mal est présent mais le bien triomphe malgré tout, même dans la mort. Le mauvais homme est puni et nous n’aimerions pas, nous autres pauvres pêcheurs, nous retrouver à sa place. Vu ce qui nous attend, il va désormais nous falloir agir en Bons Larrons… Les démons sidérants, corneilles aux pattes griffues vengent les victimes et dévorent leur bourreau. L’être brutal, oublieux des autres, déchiré aux enfers nous émeut pourtant. Il est le double négatif d’un Ryszard Cieslak, Prince constant inflexible sous la torture, dans l’offrande de soi, « Parce que l’homme naît sujet à la douleur et à la mort » (1). Même l’être vil ne mérite pas cette ordalie. Pleure-nous nos oublis comme nous pleurons aussi sur ceux qui nous ont oubliés. Les tableaux se succèdent à un rythme époustouflant, confondant de maîtrise gestuelle et collective. Comment exprimer avec assez de cœur arraché la fantasmagorie de la famille aux valises-cercueils transparentes où sont emmitouflés des bébés mort-nés ? Comment expliquer qu’entendant les voix tantôt en français, tantôt en polonais, l’on ne comprenne rien et l’on comprenne tout ? Il fait beau chercher un motif d’insatisfaction – on est atrabilaire ou on ne l’est pas -, la troupe du TEC nous enchante. Le titre Eros-Hypnos d’abord si énigmatique, éclate d’évidence quand on est confrontés aux corps splendides de cette jeunesse shootée à l’ardeur et à la grâce. Giguez voir Eros-Hypnos. Emmenez-y votre petite amie, votre petit ami, vos petits amis. Sûr que la bacchanale dionysiaque vous donnera des idées pour ce soir ; sûr que la fantaisie des noces villageoises vous entraînera dans la danse; sûr que le ballet d’une humanité souffrante et rédemptée, à chacun et à tous serrera le cœur. Éric Desordre "
Journal La Terrasse
" Elizabeth Czerczuk réunit une vingtaine d’artistes engagés et inspirés, qu’elle dirige, en esthète visionnaire, pour dire la démesure de l’amour, sa puissance, son élan et son intemporalité. Sur les tapisseries qui forment la tenture de La Dame à la licorne, figure, en plus de l’allégorie des cinq sens, un sixième et mystérieux élément : le sens du cœur, assorti d’une devise : « mon seul désir ». Tel pourrait être la clé du spectacle d’Elizabeth Czerczuk, dans lequel toutes les voies de la sensibilité sont explorées pour qu’advienne le triomphe du désir, pensée par la metteuse en scène et chorégraphe sous les traits de l’Eros platonicien. Celui-ci est « un sorcier redoutable, un magicien et un expert » : les danseurs réunis dans ce spectacle prouvent, par leur éblouissante maîtrise, qu’ils sont habités par ce démon puissant. « Tantôt il est en fleur, plein de vie, tantôt il est mourant, puis il revient à la vie », dit Platon par la bouche de Diotime : ainsi se succèdent les tableaux du spectacle pour montrer les trésors d’énergie que le désir peut faire naître. Entre Dame à la licorne et prêtresse de Mantinée, Elizabeth Czerczuk traverse la scène en fantôme halluciné, dans une longue robe vaporeuse, comme une sibylle ou un succube. Art total Nourri de la tradition littéraire polonaise, le diptyque, librement inspiré des Aïeux d’Adam Mickiewicz et des Noces de Stanisław Wyspiański, puise aux sources des mythologies et des références, des figures et des styles, mêlant les genres, les âges, les origines, les récits, le païen et le chrétien, dans un syncrétisme œcuménique et fusionnel : un diable malicieux ressemble à Socrate, une mariée à la Vierge, un bouc émissaire à un martyr et des démons cagoulés à des djinns de science-fiction. La rencontre et la combinaison entre les musiques, les danses, les éléments narratifs et les fantasmes compose un harmonieux mélange, qui fait naître de très belles images tout en illustrant la lecture structuraliste du matériau littéraire humain, selon laquelle le mythe est l’ensemble de toutes ses versions à l’exclusion d’aucune. Selon la recommandation de son maître, Tadeusz Kantor, Elizabeth Czerczuk propose ainsi un théâtre total, servi par une audacieuse scénographie multifocale et magnifié par les très beaux costumes de Joanna Jasko-Sroka. « Il faut embrasser tout l’art pour comprendre l’essence du théâtre. Le théâtre n’a en fait pas de point d’appui spécifique. Il s’appuie sur la littérature, le drame, l’art visuel, la musique, la danse, l’architecture. » : Eros-Hypnos, otwarta brama réussit brillamment cette embrassade à la gloire de l’amour. Catherine Robert "
Chargement...